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Oscar Peterson, Normand Brathwaite, Florence K….

Ruddy B. Eloi, comédien et fondateur du Gala des prix SOBA.

Ruddy B. Eloi, comédien et fondateur du Gala des prix SOBA.

Pierre Boulanger
Publié le 6 Février 2008
Publié le 13 Juillet 2010
Pierre Boulanger

Le gala SOBA célébrera la culture noire d’ici et d’ailleurs

Le gala des prix SOBA aura lieu le dimanche 2 mars au Théâtre Outremont alors qu’une trentaine d’artistes issus ou influents de la culture noire seront à l’honneur.

Sujets :
Empire Isis , Ti-Kabzy , Blueprint , Montréal

Animé par Varda Étienne, ce deuxième gala SOBA (Sound Of Blackness Awards) sera l’occasion de célébrer la culture noire. «Je ne crois pas que ce soit un gala exclusivement pour les Noirs et fait par les Noirs. Non, c’est plutôt un gala qui souligne la culture noire, ce qui n’est pas la même chose. Je veux que les gens saisissent cette différence. Je vous donne l’exemple de la chanteuse Florence K. Elle n’est pas issue de la communauté noire, mais elle a une influence certaine, avec sa prestance musicale et son beat jazz, sur notre communauté. C’est à ces artistes que s’adresse le gala SOBA. »

Plus de 30 candidats dans une trentaine de catégories seront présents, de même qu’une centaine d’artistes invités. Ajoutons les prestations musicales de Florence K., Sylvie Desgroseilliers, Olivier Cheuwa, Carl Henry, Imposs, Empire Isis, Ti-Kabzy, Blueprint, Dupuis et Kim Richardson, de même que le salue posthume à Oscar Peterson et l’hommage musical à Normand Brathwaite. «Noir, blanc, jaune, Arabe ou “whatever”, ce n’est pas important, explique Varda Étienne. Nous sommes appelés à nous côtoyer dans la vie, à vivre les uns avec les autres. C’est le côté rassembleur de la musique.»

Lancement multiethnique

Le lancement officiel du gala des prix SOBA avait lieu le 29 janvier au Lion D’or à Montréal. C’est ainsi que des artistes blancs ou asiatiques étaient présents, côtoyant les gens de la communauté noire. Pour ceux qui se questionnent si un tel événement ne va pas «ghettoïser» la culture noire, Varda Étienne y va de cette réponse: «Ghetto ? Pas du tout! C’est le mélange des cultures que l’on fête! Je ne veux pas montrer personne du doigt, mais si on regarde les galas comme l’ADISQ, les catégories telles que le rap, le R&B et le jazz, prisées par la communauté noire, ne sont jamais mises de l’avant. On a donc décidé d’honorer notre propre culture et on invite tout le monde à participer à notre bel événement.»

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