Jean-Marie Lapointe au Défi sportif

Valérie Gonthier
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Un porte-parole bien impliqué depuis 10 ans

«À travers les personnes handicapées, c’est moi qui suis limité puisque je ne comprends pas leur réalité. Dans le monde des personnes différentes, je me dois de faire l’effort de me rapprocher d’eux, et ce, dans le non-jugement et le respect».

Jean-Marie Lapointe remarque qu’au fil des ans, les mentalités tendent à changer.(Photo : Jean-Baptiste Benavent).

Dans le but de bien comprendre ce que vivent ces athlètes, M. Lapointe a expérimenté les sports inscrits au tableau de compétitions du Défi sportif. Hockey sur luge, boccia, goalball ou rugby en fauteuil roulant, il s’est aventuré. «Le basket-ball en fauteuil roulant demande une dextérité et une précision particulière, avoue-t-il. Mais tous les sports adaptés comportent une difficulté. Moi qui ai toutes mes capacités physiques et intellectuelles, je peux facilement me faire “clencher” contre des athlètes qui n’ont même pas accès à tous leurs membres», ajoute-t-il.

Éliminer les préjugés

Jean-Marie Lapointe remarque qu’au fil des ans, les mentalités tendent à changer. «J’ai une très grande admiration et je ne suis certainement pas le seul. Je me demande souvent comment je réagirais si ça m’arrivait. Aurais-je la même joie de vivre si je perdais l’usage d’un membre ? Pourtant, ces gens-là nous montrent que c’est possible d’être heureux, même s’ils vivent avec un handicap ou une différence», continue-t-il.

«Dans le sport scolaire, ces athlètes vivent de beaux moments au Défi sportif. Pour eux, c’est une fête et ils ont l’occasion de côtoyer d’autres jeunes comme eux. Les gens doivent se déplacer et assister à ces compétitions», ajoute Jean-Marie Lapointe en mentionnant que pour sa part, le Défi sportif a changé sa vie.

La vitalité du sport

«Le sport m’apporte beaucoup. Ça me procure une confiance, une santé physique et morale importante ainsi qu’un réseau social. Alors, pour certains de ces athlètes, c’est une raison de vivre», fait-il observer, en ajoutant que selon lui, être actif aide à briser l’isolement.

Ce dernier rend compte que ceux qui sont nés avec un handicap, grandissent avec et s’adaptent. Par contre, ceux qui deviennent handicapés à la suite d’un accident doivent tout réapprendre et se réadapter à cette nouvelle vie, admet-il.

«Certains m’ont déjà confié que le sport les ont énormément aidés à passer à travers ces étapes de deuil et de réadaptation. Accepter que tu ne peux plus te servir d’un membre ou d’un sens doit être extrêmement difficile. Le sport peut donc être une belle façon de s’en sortir», mentionne M. Lapointe.

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