Satisfaction du travail accompli pour ces jeunes élèves de l'école du Grand Héron.
Les élèves de l’école du Grand-Héron procèdent au lancement d’un roman
Un événement spécial s’est déroulé le 15 juin à l’école du Grand-Héron. Il s’agit du lancement officiel d’un roman imaginé et écrit par les élèves de cette école primaire.
Ce milieu éducatif public de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys rassemble 200 élèves dans des classes régulières et dans des classes pour jeunes en difficulté d’adaptation et des classes pour jeunes en difficultés de langage. Ce fait marquant a attiré plusieurs parents d’élèves ainsi que le directeur général de la commission scolaire, Yves Sylvain, et la directrice générale adjointe, France Lemay.
Dès le début de cette équipée, l’ensemble des élèves, du préscolaire et du primaire, ont été impliqués par la création des personnages. Chaque groupe d’élèves devait inventer un personnage. Cette créature pouvait prendre la forme qu’ils voulaient: réaliste, fabuleux ou surréaliste. Par la suite, ils devaient lui donner une apparence et une personnalité. En résumé, les élèves étaient invités à lui donner vie. Cette personnalisation devait s’accompagner d’une socialisation. Le partage des informations, entre les élèves, des caractéristiques de leur personnage ont permis des interrelations entre ces derniers. La vie du roman avait alors débuté.
C’est à ce moment que Jacques Foucher, auteur de littérature jeunesse, est venu provoquer l’explosion de créativité chez les élèves. Chacun des groupes a rédigé un chapitre de l’histoire en enchaînant sur le chapitre précédent. Des idées originales surgissent de la tête des enfants au fur et à mesure que progresse le roman. La vie des personnages s’élabore en même temps que le roman évolue.
Suite à cette étape, un premier jet du roman a été produit. La première mouture d’une aventure inusitée a vu le jour. Les jeunes ont pris connaissance du chemin emprunté par le personnage qu’ils ont créé. Ils peuvent réaliser les péripéties vécues par leur invention et ils sont invités à juger du bien-fondé de ses réactions en fonction du caractère qu’ils ont donné à leur personnage. Ils entrent alors dans la phase de correction. Chaque classe peut proposer des modifications qui sont acceptées ou refusées par les autres élèves. Tractations et jeux d’influence ont lieu afin de donner à l’histoire la couleur que les jeunes voulaient lui donner. À partir de là, la version finale du roman était rédigée.
La période de gestation a été de 10 mois, durant lesquels les jeunes ont vécu les étapes de création d’un roman avec ses affres et bonheurs. C’est au personnel de l’école qu’est revenue la tâche de coordonner chacune des étapes avec le directeur, André LeBlanc. Malgré les obstacles, ils ont mis l’épaule à la roue et assuré la réussite de cette aventure. Ils ont su maintenir chez les élèves, la détermination d’atteindre leur rêve. Les enseignantes et enseignants ont dépassé les contraintes quotidiennes et réalisé des efforts titanesques pour permettre aux jeunes d’accomplir cet ambitieux projet.