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Plein feux sur l’art textile avec Louise Lemieux Bérubé

Article mis en ligne le 10 août 2007 à 13:33
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Plein feux sur l’art textile avec Louise Lemieux Bérubé
Marie-Ève Corbeil - Le Conseil des métiers d’art du Québec regroupe autour de 800 membres professionnels. Malgré cela, il faut admettre que ces artisans bénéficient d’une visibilité réduite à Lasalle. La directrice du Centre des métiers d’art en construction textile de Montréal, Louise Lemieux Bérubé, travaille et vend d’ailleurs ses oeuvres à l’extérieur de notre arrondissement où elle habite.
:Pouvez-vous nous parler de la fondation du Centre des métiers d’art en construction textile de Montréal?
Louise Lemieux Bérubé: C’est des gens haut placés au gouvernement qui ont décidé que le centre serait créé. En fait, ça faisait déjà plusieurs années que des intervenants du milieu réclamaient l’ouverture d’un établissement qui offrirait une formation collégiale reconnue en création textile. Il faut dire que la plupart des artisans plus âgés ont appris sur le tas et sont autodidactes. De plus, le Cégep du Vieux Montréal donne les cours obligatoires aux étudiants inscrits chez nous.
Quelles sont les principales techniques qui sont enseignées?
L.L.B.:Afin que nos futurs diplômés puissent parvenir à gagner leu vie sur le marché actuel, on se concentre à leur apprendre les étapes de la création en tricot, en tissage et en broderie à l’aide d’outils techniques, dont le logiciel de création assisté Pointcarré. Les élèves doivent aussi se familiariser avec d’autres techniques, comme la joaillerie, le verre et l’impression.
Revenons à vous. Vous ne pratiquez pas votre art à Lasalle?
L.L.B.:Non, même si je réside à Lasalle depuis plusieurs années, je n’ai pas développé ici des projets importants. Avant tout, j’avoue qu’on ne retrouve pratiquement pas d’artisans professionnels dans notre arrondissement. Il y a bien quelques associations amateurs, mais les individus qui en font partie, s’adonnent aux métiers d’art dans leurs loisirs. Comme j’ai déjà été conseillère à la Ville, c’est le constat auquel on était arrivé à l’époque. Enfin, j’ai déjà participé à mes débuts au salon des artisans de Lasalle et un de mes opus est exposé dans notre hôtel de ville. Toutefois, je me demande même si j’ai déjà vendu un de mes travaux ici…
Vous vendez donc vos œuvres dans quels lieux?
L.L.B.:Je vends continuellement mes opus dans des galeries montréalaises, américaines ou du Canada anglais. Par exemple, je me rends chaque année à Toronto, où une exposition importante se tient à l’hôtel Gladstone. Du côté de Montréal et de Vancouver, je suis représentée respectivement par la Guilde canadienne, la galerie Créa et la galerie Van Dop. De surcroît, j’ai énormément vendu à des Américains, que ce soit à New York ou à Chicago…
Finalement, pouvez-vous expliquer votre démarche artistique?
L.L.B.:Je me considère comme une tisserande, qui est passionnée de création textile sous diverses formes. Souvent, je me sers de photographies et mes sujets préférés sont les danseurs et les arbres. Notamment, une de mes œuvres, inspirée d’une chorégraphie des Grands Ballets Canadiens, se trouve à la Place des Arts.

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