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Olivier Latendresse ne l’a pas aussi facile que son frère

Philippe Boisvert par Philippe Boisvert
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Article mis en ligne le 1 novembre 2007 à 12:56
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Olivier Latendresse ne l’a pas aussi facile que son frère
Olivier Latendresse doit évoluer dans la Ligue centrale de hockey.
Olivier Latendresse ne l’a pas aussi facile que son frère
Tandis que son frère Guillaume attire toujours autant l’attention à sa deuxième saison avec les Canadiens, Olivier Latendresse se trouve dans une situation où plusieurs joueurs aspirant à la Ligue nationale baisseraient les bras.
«Je me retrouve dans une situation malheureuse, en fait, je dirais plutôt malchanceuse. Mais même aujourd’hui, si on me demande si je vais jouer un jour ou l’autre dans la Ligue nationale, c’est sûr que je dis oui, parce que j’ai trop de drive, trop de caractère pour m’effondrer comme ça», assure Olivier.

Après avoir joué quatre excellentes saisons dans la Ligue junior majeur du Québec, Latendresse avait été invité au camp d’entraînement des Coyotes de Phoenix. Impressionnés par le jeu du petit joueur de centre de 5 pieds 10 et 195 lbs, les Coyotes ont aussitôt fait signer un contrat professionnel de trois ans au hockeyeur natif de LaSalle.

À 20 ans, l’année dernière, l’aîné des frères Latendresse – il est d’un an et demi plus vieux que Guillaume – entamait la saison dans la Ligue américaine avec le Rampage de San Antonio, le club-école des Coyotes, équipe appartenant au célèbre Wayne Gretzky.

Peu utilisé à San Antonio, Olivier n’a qu’un but et trois mentions d’assistance à sa fiche en 17 parties lorsqu’on lui apprend qu’il est relégué avec les Roadrunners de Phoenix de la East Coast League. Endroit, où normalement, plusieurs joueurs âgés, à l’éthique douteuse ou au comportement problématique se retrouvent. Le jeune hockeyeur passe par dessus les difficultés et finit sa première saison professionnelle, avec 27 points en 47 parties.
Débandade
Au cours de l’été, le LaSallois d’origine a travaillé d’arrache-pied pour se présenter en forme au camp d’entraînement des Coyotes. Latendresse a bien fait mais il n'y a pas de place pour lui. On l’envoie donc au camp du Rampage (LAH). Encore une fois, le jeune fait bien, mais est tout de même envoyé une étape plus bas, dans la Ligue centrale de avec les Sundogs de l’Arizona, nouveau deuxième club de développement de l’organisation.
«Ça a très bien été au camp, mais je crois que leur idée était déjà faite, autant à Phoenix qu’à San Antonio, croit Latendresse. Les entraîneurs dans la Ligue américaine m’ont dit qu’ils préféraient que j’aie beaucoup de glace dans la Ligue centrale, au lieu de rester ici et de jouer une partie aux deux semaines. Je me suis entraîné fort tout l’été avec Guillaume au Centre Bell. Je me retrouve dans une situation où le club de la Ligue américaine est très bon et il y a beaucoup de joueurs.»

Depuis ce jour, Olivier porte l’uniforme des Sundogs de l’Arizona et affronte des équipes comme les Gorilles d’Amarillo, les Chauve-souris d’Austin et les Brahmas du Texas. L’équipe mène sa division après six parties (4-1-1) et Latendresse (5-3-8), qui joue de 20 à 25 minutes par match, est utilisé à toutes les sauces. «C’est un bon calibre de jeu mais il y a quand même une couple de joueurs plus vieux. C'est pas la Ligue américaine mais en jouant sur la première ligne, on me met contre des gars plus expérimentés. Je profite d’une bonne relation avec notre entraîneur adjoint québécois, Éric Lacroix, un très bon gars.»
En attente d’un rappel
Olivier Latendresse ne s’attend pas à jouer toute l’année dans la Ligue centrale. Ce n’est sûrement pas non plus ce qu’espère l’organisation. Lorsqu’il y aura un blessé avec le Rampage, Latendresse sera probablement le premier joueur rappelé. «D’ici là, tout ce que je peux faire, c’est de jouer au hockey et de donner mon maximum. Si j’ai compris quelque chose depuis que je suis rendu chez les pros, c’est que chez les professionnels, tu ne peux pas contrôler grand chose, seulement ton jeu.»
Et son jeu, l’aîné des Latendresse croit l’avoir amélioré depuis qu’il a quitté les rangs juniors. Il estime être beaucoup plus agressif physiquement et distribue les mises en échec, question de se faire sentir plus imposant, du haut de ses 5 pieds et 10 pouces.

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