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La CSMB à la Commission Bouchard-Taylor: un positionnement ouvert

Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

Pierre Boulanger par Pierre Boulanger
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Article mis en ligne le 28 novembre 2007 à 14:30
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La CSMB à la Commission Bouchard-Taylor: un positionnement ouvert
Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys
Dans son mémoire présenté à la Commission Bouchard-Taylor, la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) met de l'avant une réflexion et un positionnement ouverts, au-delà des perceptions.
La CSMB y témoigne d'un quotidien harmonieux et d'une approche construite en matière d'accommodement. L'école montréalaise étant interpellée dans la mise en oeuvre des mesures d'accueil et d'intégration des diverses communautés culturelles, la CSMB souhaite que les travaux de la Commission Bouchard-Taylor permettent de dégager des principes et des valeurs en mesure d'appuyer les institutions québécoises.

La CSMB réaffirme le caractère essentiellement harmonieux du quotidien des quelque 45 000 élèves et 12 000 employés de ses 87 établissements, une réalité qui s'est trouvée occultée par quelques cas fortement médiatisés. La quasi-totalité des demandes d'harmonisation se règlent à l'intérieur même des écoles et des centres. Seule une vingtaine de demandes de nature religieuse se trouvent annuellement référées aux services juridiques de la Commission scolaire; deux ou trois conduisent à des démarches juridiques d'accommodement raisonnable.
Approche axée vers la recherche de consensus
Au fil des ans, la CSMB a développé une approche qui prend appui sur le cadre juridique de l'accommodement raisonnable tout en s'inspirant de l'approche citoyenne, dans un esprit d'objectivité, d'ouverture et de recherche de consensus.

Il est bon toutefois de rappeler que c'est la CSMB qui a dû vivre, en 2006, la complexité du dossier et la décision de la Cour suprême autorisant un jeune sikh à porter le kirpan alors qu'il fréquentait l'école Sainte-Catherine-Labouré de LaSalle. Le couteau devait être cousu dans son étui et être porté sous les vêtements.
Les acteurs aux prises avec une problématique y sont invités à donner préséance aux éléments factuels plutôt que de laisser les perceptions, la confusion et l'aléatoire dominer. Un demandeur d'accommodement doit formuler sa demande en établissant l'existence de la pratique en jeu, la sincérité de sa croyance et la manière dont la règle en place nuit à la pratique en jeu. L'analyse rigoureuse de faits favorise l'élaboration de consensus mutuellement consentis.

La CSMB ne banalise pas l'existence de cas complexes, voire extrêmes. Elle déplore leur dramatisation, en grande partie appuyée sur des perceptions et une interprétation erronée du concept d'accommodement raisonnable. De telles lectures alimentent les craintes et inquiétudes de l'émergence de certaines radicalisations religieuses, de la place du religieux dans l'espace public.
Conjuguer cultures d'origines et culture québécoise
À titre d'institution publique dont la mission est d'instruire, socialiser et qualifier des élèves dans le respect du principe d'égalité des chances, la CSMB tient à transmettre son parti-pris en faveur d'une approche interculturelle d'intégration, conjuguant les éléments de cultures d'origines aux éléments de la culture québécoise, dans le respect des valeurs d'une société d'accueil. C'est l'école qui presque immanquablement accompagne les néo-Québécois dans la recherche de repères au sein de leur nouvelle société. À une tâche déjà lourde s'ajoute une responsabilité de facto complexe, pour laquelle le réseau de l'éducation dispose de peu de moyens et peu de ressources.
À la CSMB
* 54% des élèves des écoles primaires et secondaires ont un parent né hors Canada et 26% le sont eux-mêmes.

* 51% de cette clientèle indique avoir une langue maternelle autre que le français, de même que 38% des élèves des centres de formation professionnelle et 60% de ceux des centres d'éducation des adultes.

* Dans plus de la moitié des écoles, la moitié des jeunes ont ainsi une langue maternelle autre. Dans certains établissements, c'est plus de 90% des élèves dont un parent est né à l'étranger.

* Le nombre de classes d'accueil où sont dirigés des élèves nouveaux arrivants est passé de 89 en 1999 à 134 en 2006, une progression de 50%.

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