Richard Lacroix en plein coeur de l'action.
Richard Lacroix, cinquième malgré tous les ennuis
Lors du Supercross devant plus de 40 000 personnes au Stade olympique
Fonçant à vive allure et défiant tous les obstacles, le LaSallois Richard Lacroix, alias Mad Max, a encore livré la marchandise. Point culminant d'une saison fertile en rebondissements, il a réussi un bel exploit en décrochant, malgré quelques accidents, blessures et ennuis mécaniques, la cinquième place de l'épreuve présentée le 20 septembre devant plus de 40 000 spectateurs entassés dans les gradins du Stade olympique dans le cadre de la 31e édition du Supercross de Montréal.
Richard Lacroix est un passionné de «l'autocross», véhicule surnommé «sauterelle» qui peut effectuer des sauts de trois à quatre mètres de haut et jusqu'à 20 mètres de long. Ce sport est exigeant puisque le véhicule fonce à pleine vapeur dans un parcours sinueux ponctué de sauts imposants. «C'est l'adrénaline que j'adore. Quand je suis dans le véhicule, je fais avec lui. Si le char a mal, j'ai mal. Une fois assis, de chaque côté de mes coudes, j'ai environ trois pouces dans l'habitacle. Je suis attaché avec cinq ceintures de trois pouces de large. Si je vire à l'envers, je vais rester dans la même position.»
Lorsqu'on approche du grand événement au Stade olympique, Richard Lacroix a des papillons dans l'estomac, surtout que l'épreuve est présentée devant plus de 40 000 spectateurs, dont de nombreux LaSallois venus encourager leur «casse-cou» préféré.
D'un obstacle à l'autre
Le samedi précédant l'événement, Richard a reçu son moteur de la Californie où il a fait l'objet de réparations et d'améliorations en vue de l'épreuve ultime. «Nous sommes arrivés au Stade le jeudi avant la course du samedi et on a eu la chance de voir la piste. Un nouveau circuit redessiné et des sauts encore plus élevés.»
Le vendredi 19 septembre en après-midi, place à la première séance de qualifications. «J'ai dû réapprendre à conduire mon bolide car le nouveau moteur est beaucoup plus puissant. Au début, j'ai conduit avec méfiance car au moindre petit coup sur l'accélérateur, ça partait en fou. J'ai inscrit le troisième meilleur temps. À la deuxième séance, vers 16h, j'ai réussi le deuxième meilleur temps.»
Mais, comme tout ne peut jamais être parfait. «Le vendredi soir, nous avons dû réparer le système de communication dans le tableau de bord car nous n'avions plus aucune information concernant la température et la pression d’huile. Le samedi matin, mon équipe a fait un nouveau tableau de bord avec un cadran indiquant la température et la pression d'huile.»
Le samedi après-midi, place à la troisième qualification. Richard Lacroix obtient le meilleur temps mais… «J'ai endommagé la suspension avant du côté droit et j'ai dû manquer la quatrième qualification. Ce n'était pas trop grave puisque mes trois temps jusque-là m'ont quand même permis de partir à l'avant.»
Finale périlleuse et spectaculaire
Samedi soir, voici venu le moment ultime en soirée, la finale. Il y a de l'électricité dans l'air et plus de 40 000 personnes font un bruit d'enfer. Pas moins de 16 «sauterelles» sont alignées sur deux lignes. C'est un départ ! Rapidement, les choses s'enveniment. «On a fait environ 80 pieds lorsqu'est survenu un méga accident. Le deuxième pilote à ma gauche a tassé le véhicule devant lui, qui lui s'est retrouvé sur le devant du mien, comme sur une rampe de lancement, pour ensuite atterrir sur une autre voiture à ma droite et ils se sont complètement immobilisés. J'ai été frappé par deux autres véhicules venus de l'arrière car j'étais de côté sur la piste. J'étais coincé car l'arrière de mon «buggy» se trouvait dans les airs, sur un autre véhicule. La poussière est retombée et j''ai réussi à me dégager pour repartir de la 14e position.»
Mais rien ne freine Mad Max Lacroix qui ne fait pas mentir sa réputation de casse-cou. «Je suis reparti à un train d'enfer et j'ai remonté plusieurs voitures. Au sixième tour, j'étais au neuvième rang mais tout a encore mal tourné. Un bris de suspension à l'avant et le bris d'un amortisseur. Alors que la voiture roule sur trois roues, l'avant droit a touché le sol quand j'ai ralenti mais j'ai décidé de continuer à remonter la pente jusqu'au cinquième rang. Après un saut, j'ai mal atterri et un autre pilote est entré en collision avec moi. L'impact a été fracassant alors que je n'étais plus qu'à une centaine de pieds des quatrième et troisième places.»
Le choc est plus que violent. «Sa voiture a arraché un côté de la mienne et son pare-choc est venu frapper mon bras droit à l'intérieur de l'habitacle. J'ai quand même complété la course au cinquième rang, même si j'ai été forcé de rester en première vitesse. Je ne pouvais plus changer de vitesse car j'avais trop mal au bras. Malgré mes douleurs, j'ai vécu une course infernale pour le plaisir de mes supporteurs. Mais c'est une grande déception de rater le podium.»
Propriétaire du Docteur du Pare-Brise et de Lettrage D.P.B. Design, situés au 1201, 90e Avenue à LaSalle, Richard Lacroix remercie son équipe «qui a fait un travail d'enfer. Merci à Daniel Charpentier , Jacques Mailhot, Steve Bouchard, Stéphane David et Maxime Desrochers. Merci surtout à la personne qui gère mon stress, mon impatience et mes blessures, celle qui me supporte quoi qu'il arrive, ma «super women» Carole, mon épouse.» Il remercie ses commanditaires: la clinique du docteur Fafard sur Newman, le Docteur du Pare-Brise, Tatouage artistique, Lettrage D.P.B., Carquest, Bar Mirabel, etc. «Visitez mon site Internet
www.madmax27.com car les photos seront sur le site dans les jours à venir.»