L'Institut Douglas évalue ses installations futures
Une étude de son projet de renouvellement d'infrastructures sera présentée
Dans son rapport annuel 2007-2008, la direction de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas a dévoilé qu'elle déposerait au gouvernement au début de l'année 2009 une étude de préfaisabilité concernant le renouvellement de ses infrastructures.
Cette étude, qui était en cours d’élaboration en octobre, constitue la première étape d’une démarche formelle visant à obtenir le soutien politique nécessaire à la réalisation de l'ambitieux projet.
Au cours des douze derniers mois, l'Institut Douglas a organisé des rencontres d’information et de consultation auxquelles ont assisté près de 300 personnes parmi des patients, des employés, des partenaires communautaires en santé mentale ainsi que des représentants des gouvernements local et provincial, peut-on lire dans le volumineux rapport, qui précise qu'à ce jour, les réactions sont positives.
«Nos efforts se sont poursuivis au cours de la dernière année en vue de renouveler nos infrastructures, d'une manière toutefois plus soutenue et structurée», a affirmé Claudette Allard, présidente du conseil d'administration de l'Institut Douglas, lors d'une séance d'information tenue le 15 octobre dernier.
Des groupes de travail
«Notre projet de renouvellement des infrastructures comprend la formation de sept groupes de travail qui évalueront le futur de l'Institut Douglas, ainsi que ses besoins en termes d'installations», a précisé Mme Allard.
Au total, ce sont plus de 70 membres du personnel et représentants d'organismes communautaires régionaux en santé mentale qui se pencheront sur l'avenir du Douglas comme institut, ainsi que sur la façon dont l'évolution de ses besoins influencera la forme et les fonctions de ses infrastructures.
Des tunnels dangereux?
Selon sa lecture de la situation, Mme Allard estime que les infrastructures actuelles empêchent le Douglas d'atteindre son plein potentiel comme institut. «La configuration des espaces, conçues à l'époque asilaire, montre des problèmes évidents de fonctionnalité qui nous empêchent de nous adapter aux pratiques émergentes et qui remettent en question la sécurité des patients et du personnel.»
Elle soutient aussi que la dispersion et la configuration des édifices reliés par des tunnels posent des problèmes de sécurité et d'efficience, mais également de partage d'expertise et de connaissances.
S'adapter aux pratiques modernes
Bref, le projet de renouvellement des infrastructures de l'Institut Douglas vise la création d'un environnement répondant le mieux possible aux besoins modernes, tout en maintenant la qualité des soins aux patients et les meilleurs conditions de travail à ses employés. Surtout, ce nouvel environnement permettra de composer efficacement avec l'évolution des pratiques cliniques et de la recherche.
Rappelons que sur l'île de Montréal, près de 142 000 personnes, soit 7,6 % de la population, utilisent chaque année les services de santé mentale offerts dans le réseau de la santé.
L'historien Gilles Laberge a demandé au conseil s'il avait porté suffisamment attention à la valeur riche en patrimoine du parc immobilier du Douglas avant d'entreprendre d'importants changements. «Nous en sommes seulement au point de vue clinique du projet du nouvel hôpital et non au stade d'évaluer le caractère immobilier et environnemental des composantes du Douglas», a rassuré Mme Allard.