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Dion s'en prend à Stephen Harper, qu'il accuse de travestir la vérité

Presse Canadienne Article mis en ligne le 7 septembre 2008 à 23:00
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Dion s'en prend à Stephen Harper, qu'il accuse de travestir la vérité
Le chef libéral Stéphane Dion. LA PRESSE CANADIENNE /Adrian Wyld
MONTREAL - Froissé par les nouvelles publicités conservatrices qui l'accusent de vouloir hausser les impôts et appauvrir les familles, Stéphane Dion est passé à l'attaque lundi, allant jusqu'à traiter son principal adversaire de menteur et de manipulateur.
Devant une trentaine de militants réunis à Saint-Lambert, en banlieue de Montréal, M. Dion a reproché à Stephen Harper de colporter "mensonge après mensonge" sur les politiques libérales et particulièrement sur le "Tournant vert".
"Stephen Harper a menti sur ce plan et il continue à mentir. Qu'il dise la vérité!", a-t-il lancé, une pointe d'exaspération dans la voix. En anglais, il a ajouté que ce n'était pas une manière de faire une élection.
Comme il l'a fait tout l'été, Stéphane Dion a rappelé que son plan environnemental dévoilé au printemps prévoyait non seulement l'imposition d'une taxe sur les gaz à effet de serre, mais aussi des baisses d'impôt significatives.
Il a ajouté que le programme avait été bien accueilli par les écologistes, mais aussi par plusieurs figures de proue du milieu des affaires, parmi lesquelles l'économiste Don Drummond de TDCanada Trust.
Le plan demeure néanmoins l'une des cibles préférées des stratèges conservateurs, qui l'assimilent à une "taxe sur tout" et avancent qu'il s'agit d'une manière détournée d'augmenter les revenus du gouvernement.
Stephen Harper en a d'ailleurs remis lundi. De Richmond, en Colombie-Britannique où il visitait une famille, il a laissé entendre que son adversaire n'était pas crédible et que les libéraux tentaient de camoufler leurs véritables intentions en matière de fiscalité.
"Pour la taxe sur le carbone, M. Dion encore tente de prétendre qu'il peut imposer une nouvelle taxe et ça va être neutre pour le gouvernement et les familles. Ce n'est pas crédible, chaque politicien dans l'histoire qui promet une nouvelle taxe dit que c'est temporaire ou que c'est neutre", a fait valoir M. Harper.
La probité des chefs, leurs qualités de leader et leur capacité à diriger le pays en temps de crise promettent d'être au centre de la campagne électorale déclenchée dimanche matin.
Stéphane Dion décrit en effet l'élection du 14 octobre prochain comme le moment d'un choix fondamental entre deux visions de la société.
Après s'être présenté dimanche comme le chef qu'il fallait au Canada pour composer avec les changements climatiques, Stéphane Dion a insisté lundi sur le bilan libéral en matière d'économie et de finances publiques.
Il a dépeint Stephen Harper comme un mauvais gestionnaire sous la gouverne duquel le pays pourrait replonger dans le rouge.
"Son orientation, c'est la récession. Son orientation, c'est le déficit. Son orientation, c'est le désastre, a-t-il martelé. On va le débarquer comme on a débarqué Brian Mulroney."
Cette déclaration peut sembler optimiste puisque pour l'instant, les sondages placent les libéraux derrière les conservateurs dans les intentions de vote. Stéphane Dion a toutefois assuré à l'animateur de radio Paul Arcand qu'il ne s'en faisait pas outre mesure.
Le chef libéral a passé la soirée dans sa circonscription de Saint-Laurent-Cartierville pour son investiture, en présence des députés et de la quasi-totalité des candidats du parti au Québec, que l'organisatrice en chef Céline Hervieux-Payette a fièrement présentés à une foule de quelques centaines de supporters.
Les libéraux ont identifié la personne qui portera leurs couleurs dans 74 des 75 comtés de la province. Il ne reste plus qu'à trouver quelqu'un pour affronter les bloquistes, les conservateurs et les néo-démocrates dans Manicouagan.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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