BECANCOUR - Le Parti québécois prône la nationalisation de la ressource gazière du Québec, accusant le gouvernement Charest de fermer les yeux sur un potentiel d'hydrocarbure qui pourrait rapporter 20 milliards $ sur 10 ans en redevances à l'Etat.
Après avoir mené une mission d'observation en Norvège en juillet dernier, la chef péquiste Pauline Marois a demandé mercredi au gouvernement de relancer les négociations avec Ottawa pour permettre l'exploitation de la réserve Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent.
Mme Marois et le porte-parole péquiste en matière d'environnement, Camil Bouchard, soutiennent que l'expérience de la Norvège démontre qu'il est possible de faire fructifier les ressources gazières tout en respectant l'environnement.
Pour aller de l'avant, le Québec devrait toutefois régler un litige avec le gouvernement canadien concernant le fond marin du territoire de Old Harry, situé au large des Iles-de-la-Madeleine, et qui serait gorgé de pétrole ou de gaz naturel.
Mme Marois a déploré que le gouvernement Charest n'ait même pas cru bon de maintenir en poste le mandataire qu'il avait nommé pour mener ces négociations.
"Il pourrait y avoir une société d'Etat exclusivement consacrée à cette réalité", a-t-elle expliqué, indiquant que cette société pourrait détenir des actions d'une compagnie privée, ou même être majoritaire.
La chef a indiqué que le PQ lancerait le Québec dans cette aventure tout en maintenant des engagements fermes à l'égard du Protocole de Kyoto.
Le parti assortit d'autres conditions à cette possible exploitation, notamment de consacrer les revenus tirés des hydrocarbures à l'amélioration de l'environnement et de s'assurer de la désignation de zones de protection.
Mme Marois a présenté ses visées quant au potentiel d'hydrocarbure en marge de la réunion des députés péquistes qui se tient à Bécancour, dans le Centre-du-Québec.
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