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Des promesses conservatrices font rager libéraux et bloquistes

Presse Canadienne Article mis en ligne le 3 octobre 2008 à 23:00
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Des promesses conservatrices font rager libéraux et bloquistes
Stephen Harper en Moncton, Nouveau-Brunswick, le 4 octobre, 2008. LA PRESSE CANADIENNE/Tom Hanson
MONTREAL - Ereinté par les critiques l'accusant d'avoir aucun programme économique, le chef conservateur, Stephen Harper, a promis d'investir 300 millions $ de plus dans le développement économique régional au cours des trois prochaines années.
M. Harper a tenté de donner le ton à la journée en dévoilant un premier élément d'un programme économique. Il a aussi promis en outre de créer des programmes spéciaux pour les communautés rurales à fort taux de chômage du sud de l'Ontario
D'après les conservateurs, les sommes investies rétabliraient le financement qui a été amputé depuis 2005 à la suite d'un exercice de réduction des dépenses entrepris par les libéraux et dont les conclusions ont été respectées par le gouvernement Harper.
L'injection de nouveaux fonds pour le développement économique ne devrait toutefois rien changer pour les organismes de démarchage comme Montréal International qui ont vu la part fédérale de leur budget coupée le printemps dernier.
Le chef conservateur a en effet répété qu'il n'était plus question d'employer l'argent des contribuables pour "appuyer la création de bureaucraties permanentes".
"Nous avons déjà des bureaucraties à Ottawa. Nous n'avons pas besoin de bureaucraties financées dans chaque région. C'est un choix de priorité", a-t-il martelé.
Les nouvelles promesses des conservateurs ont fait bondir libéraux et bloquistes. Selon eux, Stephen Harper se contente de promettre de rétablir une partie des sommes déjà coupées par son gouvernement dans le passé.
Le chef libéral, Stéphane Dion, a soutenu que les conservateurs "avaient honteusement réduit", au cours de leur mandat, l'enveloppe de ces agences qui couvrent le Québec, la région de l'Atlantique et celle de l'Ouest. "Les chiffres sont erronés, en fait ils ont coupé les agences régionales. Ils disent qu'ils pourraient peut-être remettre l'argent qu'ils ont enlevé", a-t-il fait savoir, en après-midi, dans un point de presse à Miscouche, sur l'Ile-du-Prince-Edouard.
Dans un communiqué publié samedi, le candidat bloquiste dans la circonscription de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-Yves Roy, a demandé que les conservateurs rétablissent le financement accordé aux organismes sans but lucratif comme Montréal International ou la Technopole maritime du Québec. "Les OBNL correspondent à une façon de faire typiquement québécoise, une façon de faire qui n'a plus à faire ses preuves et qui a permis depuis des années aux communautés de profiter de ressources dynamiques leur permettant de s'épanouir et de trouver leur place sur les marchés québécois autant qu'internationaux".
Par ailleurs, Stephen Harper et Gilles Duceppe tentent de se servir de l'incertitude économique actuelle pour convaincre les électeurs de voter pour leur parti.
M. Harper soutient que "ça n'a pas de gros bon sens" d'élire des gens qui ne pourront jamais participer au gouvernement, surtout en période d'incertitude économique. "La réalité est que les décisions importantes sont prises dans le caucus gouvernemental et à la table du cabinet. Et on peut mieux comprendre les besoins - surtout les besoins locaux - surtout s'ils ont des représentants directs pour les exprimer et pour déterminer les vraies priorités."
M. Duceppe a dit plutôt craindre un gouvernement conservateur majoritaire en ces temps d'incertitudes économiques.
Selon lui, le leader conservateur a affiché son laxisme en matière économique tout au long de la campagne électorale jusqu'à ce qu'il concède, à l'issue des deux débats de chefs, que des nuages inquiétants s'accumulent à l'horizon. "Tout à coup, il s'aperçoit que les gens se rendent compte qu'il y a des problèmes. Mais ce n'est pas Harper qui peut apporter la solution parce que son ami Bush, nous avons vu ce que ça a donné aux Etats-Unis.", a-t-il argué.
Par ailleurs, M. Dion a réitéré que la menace de récession plane et dépendra de l'issue du vote du 14 octobre. Il a précisé que le Canada "avait échappé de très peu" à la définition technique de la récession, par quelques dixièmes de point de pourcentage, en raison de la croissance du secteur public. "Elle (la récession) n'est pas inévitable, mais il faut avoir un gouvernement qui s'en occupe, (un gouvernement) qui ne vit pas dans une bulle", à l'image des conservateurs de Stephen Harper, qui est un "mauvais gestionnaire de l'économie".
Questionné à propos des actions concrètes qu'il entend poser en vertu de son plan de relance pour les 30 premiers jours d'un éventuel gouvernement libéral, le chef libéral n'a pas voulu élaborer précisément sur des projets.
Layton vise libéraux et verts
De son côté, le chef du NPD, Jack Layton, continue de draguer les électeurs toujours tentés par les libéraux et les verts. Il continue d'affirmer que seul son parti est en mesure de battre les conservateurs. "(Le chef libéral Stéphane) Dion ne peut pas gagner en raison de sa taxe sur le carbone, et il ne devrait pas gagner, parce qu'il a appuyé (Stephen) Harper trop souvent déjà. Mais (nous), on peut gagner", a-t-il lancé.
Le chef du NPD a fait valoir que Stéphane Dion avait appuyé à 43 reprises le gouvernement conservateur minoritaire à la Chambre des communes.
Sur le front linguistique, M. Harper a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de faire reconnaître les Acadiens comme une nation par le Parlement canadien. Il a toutefois insisté sur l'importance des communautés francophones dans la constitution de l'identité canadienne. Il a promis de continuer à travailler avec ces groupes pour assurer leur représentation "dans un gouvernement fort et dans un Canada uni".
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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