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L'avocat de Harper veut que soit retiré l'avis d'un professeur de Toronto

Presse Canadienne Article mis en ligne le 28 août 2008 à 23:00
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OTTAWA - Le premier ministre Stephen Harper a été contre-interrogé la semaine dernière dans le cadre de sa poursuite en diffamation de 3,5 millions $ intentée contre le Parti libéral du Canada dans l'affaire Cadman et cette affaire a été révélée en cour vendredi.
Stephen Harper a accepté de témoigner sous serment dans le cadre de sa poursuite sans précédent contre les libéraux, malgré le fait qu'il ait invoqué l'immunité parlementaire l'année dernière pour ne pas comparaître dans une poursuite intentée par un ancien conservateur après la campagne électorale de 2006.
Une avocate des libéraux a confirmé, en réponse à une question du juge Charles Hackland, que Stephen Harper a été contre-interrogé à propos d'une déclaration sous serment qu'il avait effectuée dans le cadre de l'affaire, mais elle n'a pas voulu divulguer de détails additionnels.
L'avocat de M. Harper, Richard Dearden, n'a lui non plus pas voulu commenter le témoignage du chef du Parti conservateur.
Alan Riddell, un ancien candidat conservateur, a entamé des poursuites en justice contre Stephen Harper concernant des propos sur une entente entre M. Riddell et les conservateurs qui a mené à la mise à l'écart de sa candidature lors des élections générales de 2006.
Stephen Harper avait alors invoqué une loi britannique du XVIIIe siècle qui exempte les députés de l'obligation de témoigner.
La cour avait accepté cet argument, mais Stephen Harper s'est par la suite entendu avec Alan Riddell sur un règlement hors cour.
Entre-temps, Me Dearden a soutenu, vendredi, que la comparaison d'un expert entre l'offre présumée d'un pot-de-vin par les conservateurs fédéraux au regretté député Chuck Cadman et l'un des plus gros scandales de l'histoire politique canadienne ne devrait pas avoir sa place au tribunal.
Le Parti libéral du Canada a soumis l'opinion d'un professeur de l'Université de Toronto dans sa défense contre la poursuite en diffamation intentée par M. Harper.
Le professeur Peter Russell a comparé les allégations dans l'affaire Cadman au scandale ferroviaire qui avait obligé le tout premier premier ministre du Canada, John A. Macdonald, à démissionner en 1873.
L'avocat de M. Harper, Richard Dearden, a argué que la réputation du premier ministre avait été entachée par cette comparaison établie entre un scandale politique au XIXe siècle et les allégations selon lesquelles M. Harper était au courant que des députés conservateurs avaient l'intention de soudoyer M. Cadman pour obtenir son vote crucial à la Chambre des communes.
L'avocat de M. Harper a soutenu qu'il n'y avait aucune comparaison à faire avec ce scandale, alors qu'il avait été prouvé que le Parti conservateur de M. Macdonald avait accepté des pots-de-vin de la compagnie qui a construit le premier chemin de fer national au Canada.
Me Dearden a dit au juge Charles Hackland que la comparaison était "absurde".
Stephen Harper avait entamé des poursuites contre le Parti libéral après la publication d'une biographie sur M. Cadman. L'auteur de la biographie cite la veuve du défunt député, qui affirme que les conservateurs avaient tenté de soudoyer M. Cadman en lui offrant une police d'assurance vie d'une valeur de 1 million $ en échange de son vote contre les libéraux.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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