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65 ménages de Montréal ont besoin d'aide de la Ville pour se reloger

Presse Canadienne Article mis en ligne le 30 juin 2008 à 23:00
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MONTREAL - Il n'y a pas que la Fête du Canada qui marque ce premier juillet puisque c'est aussi la journée privilégiée par de nombreux locataires Québécois pour déménager.
Si on ne parle plus de crise du logement à Montréal, 65 ménages ont tout de même recours présentement aux services d'aide au relogement de la Ville de Montréal. De ce nombre, 24 ménages sont sans logis et pris en charge par la Ville, selon Cosmo Maciocia qui est responsable de l'habitation à la Ville de Montréal. M. Maciocia souligne toutefois que les autres sont hébergés chez des proches ou des amis en attente de trouver un logement ou de pouvoir entrer dans leur nouvel appartement.
L'an dernier, 79 ménages s'étaient tournés vers les services offerts par l'Office municipal d'habitation de Montréal pour se trouver un logement entre le 18 juin et le 13 juillet. En 2007, la ligne téléphonique d'urgence mise sur pied avait reçu 648 appels à pareil date, bien plus que les 224 appels rentrés à ce jour.
Selon Cosmo Maciocia, le taux d'inoccupation à Montréal est de 3,1 pour cent. Malgré tout, M. Maciocia, qui est aussi membre du comité exécutif, soutient que les besoins en logement des ménages montréalais à faible revenu demeurent importants. Lors d'un point de presse, mardi à Montréal, il a souligné que les grands logements familiaux à prix abordable sont toujours rares et que le marché privé a du mal à répondre à certains besoins, notamment ceux des personnes âgées à faible revenu.
Ailleurs au Québec, la situation est plus critique à l'extérieur des grands centres. Par exemple, à Gaspé, le taux d'inoccupation est à peine de 0,2 pour cent, à Thetford Mines, il est de 0,4 pour cent et à Amos, de 0,5 pour cent.
A Québec, la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, a réagi en affirmant que le nombre de Québécois en attente d'une habitation à loyer modique a chuté de 6 pour cent au cours de la dernière année. Dans un communiqué émis mardi, elle affirme que la pénurie de logements abordables qu'a connue le Québec au début des années 2000 se résorbe progressivement.
Selon la ministre Normandeau, les demandes d'accompagnement se situent autour de 200 cette année, un nombre similaire à l'an dernier.
Samedi dernier, la ministre Normandeau affirmait qu'Ottawa devait également faire sa part pour améliorer la situation du logement social au Québec.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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