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Yves Brisson, qui aurait frappé un jeune samedi, retrouve sa liberté

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 juillet 2008 à 23:00
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MONTREAL - Yves Brisson, 39 ans, accusé de voies de fait grave sur un jeune homme de 20 ans à la sortie d'un bar, samedi dernier, à Montréal, a été remis en liberté sous de sévères conditions, mercredi midi, au palais de justice de Montréal.
Brisson, un vendeur de voitures chez un concessionnaire d'automobiles de Châteauguay, en Montérégie, fait face à un chef d'accusation de voies de fait grave sur Alexandre Ashby et à deux chefs pour bris de conditions. Il lui était interdit de se trouver au bar le Bistro, sur la rue Notre-Dame, dans le secteur Lachine, et de consommer de l'alcool.
Brisson 39 ans, et Claude Champagne, 42 ans, se sont vus refuser l'entrée au bar le Bistro. Par la suite, selon la Couronne, sans provocation, l'accusé a lancé un coup de poing au visage d'Alexandre Ashby. Le jeune homme de 20 ans quittait l'établissement et n'avait aucun lien avec l'accusé.
La tête de Ashby a durement heurté le sol et la victime se trouve toujours dans un état critique mais stable à l'hôpital. Il a dû subir une opération pour retirer un os du crâne dans le but d'aider à contrer l'enflure.
Le jeune homme pourrait conserver de graves séquelles de l'agression puisque 72 heures plus tard, il est toujours inconscient.
L'accusé a fait entendre quatre témoins dont lui-même à son enquête sur remise en liberté. Il prétend avoir agi en légitime défense, affirmant que de cinq à six jeunes dont la victime se sont rués vers lui et qu'il aurait agi en légitime défense.
Le juge Robert Sansfaçon a accepté de le remettre en liberté sous de sévères conditions. Il doit fournir un engagement de 5000 $ et demeurer chez sa mère 24 heures sur 24, sauf pour le travail.
Au cours des 48 prochaines heures, il devra contacter une maison de thérapie afin de régler sa dépendance à l'alcool. Il lui est interdit de communiquer avec la victime et de consommer de l'alcool et de la drogue.
Il reviendra en cour le 16 septembre.
Il a aussi une cause pendante pour voies de fait sur son ex-conjointe, dans le district judiciaire de Valleyfield.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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