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Rachida lance Le Mirage Canadien

Le roman dévoile la face cachée de l'immigration et du mirage canadien

Pierre Boulanger par Pierre Boulanger
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Article mis en ligne le 30 avril 2008 à 14:41
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Rachida lance Le Mirage Canadien
Rachida M'Faddel Boutayeb
Rachida lance <@T1i:>Le Mirage Canadien<@$p:>
Le roman dévoile la face cachée de l'immigration et du mirage canadien
Résidante de LaSalle, Rachida M'Faddel Boutayeb a lancé officiellement, le 28 mars dernier, <@Li:>Le Mirage Canadien<@$p:>, son second roman, qui parle de l'immigration au Canada. Basé sur des faits réels, l'ouvrage de Rachida dévoile la face cachée de l'immigration et donne un aperçu du mirage canadien. Il est préfacé par l'ex-ministre québécois de l'Immigration, André Boulerice.
Journaliste et auteure depuis plus de 20 ans, en France et au Maroc, Rachida s'est établie au Québec il y a huit ans et y a publié son premier roman intitulé <@Ri:>Le Destin d'Assia – Étrange Étrangère<@$p:>.

«Le Mirage Canadien» relate l'histoire d'une famille marocaine immigrée au Canada. Cette famille réussit à passer à travers toutes les mailles du processus de sélection pour le visa d'immigration. Immigrante reçue, du jour au lendemain, elle brade ses biens, ses acquis et rejoint son nouveau pays. Du statut de rêve, son projet se transforme en un cauchemar et conduira cette famille, comme tant d'autres, fatalement, au déchirement, aux regrets, au désespoir, voire à l'échec. Le rêve se transforme en une lutte pour la survie des siens. Le Canada ne serait-il qu'une utopie ?

Tous ceux et celles qui vivent le drame de l'exil, se reconnaîtront dans cette histoire. Si certains en sortent vainqueurs, personne n'en sort indemne et la plupart y perdent des plumes.
Des commentaires pertinents
Rachida M'Faddel Boutayeb explique que son roman interpelle les candidats à l'immigration. «Il apporte des éclaircissements et peut être un outil précieux pour ceux et celles qui rêvent de s'établir au Canada. Toute intégration passe par un emploi, mais les nouveaux arrivants sont souvent confrontés au problème des équivalences de leurs diplômes. Mes personnages passent à travers des épreuves auxquelles nous sommes tous confrontés. L'immigration, c'est toujours la même histoire. Plusieurs visages, mais les mêmes parcours, les mêmes embûches, la même souffrance, la même errance psychologique.»

Et les accommodements raisonnables ? «L'histoire d'Hérouxville m'a fait beaucoup rire. Et plus il y a eu le forum. Je me suis dit que nous sommes dans un pays de droit et que les gens ont le privilège de s'exprimer. S'il y a trop de grands écarts, de part et d'autre, je crois qu'il venait d'un certain ras-le-bol quant à une religion qui fait peur, plus que par le réel rejet de l'autre. Mais pour avoir travaillé dans un milieu québécois «pure laine», je peux vous dire que les Québécois sont très tolérants.»

«Quand je suis arrivée ici, j'ai travaillé à Montréal-Nord, comme éducatrice spécialisée. Il y avait beaucoup de Libanais, de Marocains et d'Algériens et je me suis rendue compte que ça n'allait pas. Il y avait des avocats chauffeurs de taxi, un médecin qui travaillait dans une pouponnière et une orthophoniste qui s'occupait des bébés en bas âge. J'étais loin d'être la seule à souffrir de ce genre de problèmes puisque j'étais à l'origine enseignante de français. Partout où j'allais, je lisais ce même regard vide, cette même tristesse sur les visages.»

L'auteure affirme que la lecture de son second roman peut servir de trait d'union entre les Québécois et les nouveaux arrivants. «Il peut agir comme un lien qui les rend plus près les uns des autres par leur histoire et leur vécu. Il permet de mieux comprendre les gens qu'on croise dans la rue, au-delà des apparences. J'aimerais que les nouveaux arrivants comprennent que rien n'est aussi facile qu'on le souhaite. Ils doivent comprendre ce qu'est le Québec et ainsi percevoir cette grande richesse à partager.»

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