Pékin, Victoria Poon contracte la varicelle
Un rêve qui aurait pu tourner au cauchemar
Quel athlète ne vise pas les jeux olympiques ? Résidante de LaSalle, la nageuse de l’équipe canadienne Victoria Poon s’est rendue à Pékin pour ses premiers jeux olympiques. Une fois sur place, comble du malheur, la nageuse spécialisée au 50m et au 100m libre est victime de la varicelle. Sa première compétition, le relais 4x100m libre, est donc annulée. Par chance elle guérit vite et réalise enfin son rêve.
Bien que la nageuse ne se soit pas qualifiée pour les demi-finales, elle a tout de même prit part aux jeux olympiques et s’est classée au 30e rang lors des tours éliminatoires du 50m libre, avec un chrono de 25’58. Son résultat est excellent, surtout pour une nageuse affaiblie par le virus de la varicelle et pour une épreuve où l’on comptait 90 nageuses.
Séjour tumultueux
Après avoir fait des milliers de kilomètres pour accomplir son rêve, Victoria Poon s’est vu confinée au lit. Il semblerait que ce soit le 7 août que le drame a débuté. Alors que les éruptions douteuses de la varicelle faisaient leurs apparussions, Pékin terminait les derniers préparatifs pour la grande cérémonie d’ouverture des jeux olympiques qui avait lieu le lendemain. Pendant que tout le monde vivait l’euphorie des jeux, le comité organisateur des jeux olympiques était en panique. La varicelle est peu connue en Asie. Étant très contagieuse, la varicelle peut se propager rapidement. Il a donc fallu éloigner la nageuse des milliers d’athlètes qui séjournent dans les environs. L’athlète de 6’1 est alors mise en quarantaine à l’ambassade du Canada. Bien qu’affectée par la varicelle, Poon a tout de même continué l’entraînement sur une bicyclette stationnaire que les responsables de l’équipe canadienne de natation lui ont trouvée.
Malgré la situation, la nageuse a gardé son sang froid, rapportait son entraîneur Benoît Lebrun à La Presse. « Donne moi juste une chance de nager », suppliait l’athlète à son entraîneur. Effectivement, la chance lui a souri vendredi matin, et ce, même s’il lui a fallu rater sa première épreuve en début de semaine.
Un rêve réalisé
« Je veux aller aux Jeux Olympiques », fut la seule réponse que donna Poon à son entraîneur lorsque ce dernier lui demanda pourquoi elle voulait nager, alors à ses tous débuts, raconte M. Lebrun à La Presse. Son rêve est maintenant devenu réalité.
Bien que la nageuse n’ait pas fait les demi-finales de Pékin, avant de quitter Montréal elle venait tout juste d’établir un nouveau record canadien. Lors des essais de natation, elle a fait un temps surprenant de 25.47 secondes au 50m. Cela reste à confirmer, mais Victoria Poon serait peut-être la seule athlète, depuis tous les temps, à avoir contracté la varicelle pendant les Jeux Olympiques.
La varicelle à 23 ans
Selon Santé Canada, 90 % des enfants non vaccinés contractent la varicelle avant l’âge de 12 ans. Toutefois, la nageuse LaSalloise native de Hong Kong, n’avait pas encore contracté ce virus. La varicelle est bien plus sévère à l’âge adulte. Heureusement, Poon semble n’avoir eu que quelques réactions, ce qui lui a permis de récupérer rapidement pour son 50m libre.